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Roselyne Bachelot ouvre à Nice le congrès des généralistes NICE MATIN PDF Print E-mail

Roselyne Bachelot est venue ouvrir, hier, le 3e congrès de la médecine générale qui se tient à Nice Acropolis jusqu’à demain sur le thème de la « co-professionnalité et démarche qualité en médecine générale ».

Dans son tailleur pantalon « Prince-de-Galles » gris perle, la ministre de la Santé rayonne et dit son immense bonheur « d’avoir été confirmée la veille dans ses fonctions, par le président Sarkozy ».

Elle rappelle à son auditoire que la médecine générale [un médecin sur deux est généraliste : ndlr] a toujours bénéficié de l’écoute ministérielle et qu’il en sera toujours ainsi, la spécialité étant désormais inscrite dans la loi HSPT (hôpital Patients santé Territoire).

Pandémie : vaccins réservés auprès des industriels

La ministre de la Santé a, bien sûr, évoqué la pandémie grippale H1N1, rappelant que depuis le 11 juin, l’OMS est passé en phase 6 de son plan de préparation à une pandémie. La France, elle, est toujours en phase 5, avec une possibilité d’évolution. « Selon l’OMS, notre pays est l’un des pays les mieux préparés au monde. Nous avons acquis d’importants moyens de protection : un milliard de masques chirurgicaux destinés aux malades, 750 millions de masques de protection pour les personnes particulièrement exposées (soignants) et 33 millions de traitements antiviraux. Par ailleurs, des vaccins sont préréservés auprès des industriels. Une campagne de vaccination pourrait démarrer dès l’automne ». Roselyne Bachelot a cependant rassuré : « Nous sommes face à un virus qui a une forte capacité de transmission, mais qui reste modérément virulent. L’observation des cas français – 191 avérés à ce jour, mais aucun cas grave –, nous conforte dans cette analyse. »

La pandémie grippale H1N1 est pour l’instant centrée sur l’hôpital. « Il s’agit d’éviter, d’une part, la propagation du virus sur le territoire, mais, aussi, de préserver au maximum l’activité des professionnels de santé libéraux qui doivent continuer de répondre aux demandes de soins de la population », a encore déclaré Roselyne Bachelot.

Elle a toutefois évoqué la possibilité d’une plus grande implication des médecins généralistes en cas de nécessité.

ISABELLE BRETTE

 
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